Lutte contre l’insécurité routière: Le pouvoir public implique les acteurs non étatiques

Une trentaine de personnes issues du secteur privé et de la Société Civile inscrites dans la mouvance de la lutte contre le périlleux phénomène de l’insécurité routière ont participé du 03 au 05 décembre 2018 à l’hôtel la Tchadienne, à un atelier organisé par le Ministère des Infrastructures, des transports et du Désenclavement. L’objectif de cet atelier est de renforcer leurs capacités opérationnelles en vue de leur permettre de s'impliquer de manière active pour infléchir la courbe des accidents de la voie publique qui entraînent des conséquences préjudiciables en termes de pertes en vies humaines et d’accidentés devenus personnes handicapées à vie. Financer par la Banque Mondiale dans le cadre du projet Facilitation des Transports et Transit en zone CEMAC (PFTZ),

cet atelier a été animé par deux (2) experts camerounais. Il a donné l'occasion aux différentes parties prenantes de s’inspirer de l’expérience des structures camerounaises œuvrant dans le domaine de la sécurité routière, de concevoir un plan d’actions et des mécanismes pour pérenniser les activités prévues dans ce plan.
S’exprimant à l’occasion de cet atelier, le Conseiller du Ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, M. Djamal Ali a indiqué que l'amélioration de la sécurité routière est au centre des préoccupations du gouvernement, le phénomène des accidents de la route étant devenu un fléau social aux conséquences humaines, psychologiques et économiques importantes. A ce jour, indique le Conseiller du Ministre de nombreux efforts ont été faits, notamment l’actualisation et la validation de la stratégie nationale de la sécurité routière, l’installation et l’opérationnalisation de la base des données des accidents de la circulation routière, la création de l’office national de la sécurité routière (ONASER) etc. Mais visiblement, beaucoup reste encore à faire avec de nombreux morts qui endeuillent les familles a-t-il souligné.
Notons qu’au-delà des traumatismes psychosociaux subis par les victimes, ces accidents engendrent des pertes économiques annuelles estimées à plus 1.2% du produit intérieur brut. Ce qui constitue une charge financière importante pour le pays.

 

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