Le bitumage de l’axe Sarh-Kyabé fait le bonheur des populations

1 h et quelques 20 minutes! C’est le temps nécessaire actuellement pour parcourir les 100 kilomètres qui séparent Sarh, chef-lieu de la Région du Moyen Chari, de Kyabé chef-lieu du département du Lac Iro. Pourtant, dans un passé récent, se déplacer sur cet axe était difficile. C’était un « chemin de croix », confie un commerçant de la place. Il fallait compter une journée entière pour effectuer ce voyage, surtout en saison des pluies. En saison sèche, il fallait quatre (4) heures.          Ce qui n’est pas sans conséquence sur le dynamisme des activités socio-économique de la zone.

Achevés depuis deux (2) ans,cette route fait désormais le bonheur des usagers et des populations des villages traversés qui peuvent à tout moment se déplacer d’une contrée à une autre.  Et ce bonheur n’est pas seulement lié au confort, mais aussi aux économies réalisées.

 

 

Avant le bitume, le trajet Sarh-Kyabé coûtait entre 5000 F et 6 000 F CFA selon qu’on était en saison sèche ou pluvieuse.  De nos jours, ce trajet se négocie entre 3000 et 2000 F CFA. Toute chose qui booste les échanges, au point où les habitants de la ville parlent de la renaissance de la localité. En plus de désenclaver la zone, la route donne un vigoureux coup de fouet aux activités économiques. Elle a permis de relier plusieurs villages dont la plupart abrite un marché hebdomadaire. Ainsi, il est désormais plus facile pour les populations de s’approvisionner et d’écouler leurs produits agricoles, de l’élevage et de pêche. Autre avantage, les évacuations sanitaires  autrefois périlleuses sont devenues moins pénibles. « Quand on avait un malade, entre les mains, c’était l’angoisse surtout la nuit. Maintenant, c’est facile avec le trafic régulier », note une habitante du village Kemkada. M. Massa Ngoté, enseignant à la retraite, installé à Kyabé, considère que cette route constitue une opportunité de développement pour les communautés des localités qu’elle traverse et ses environs. « Le développement, ce ne sont pas des discours ; ce sont des actes. Et pour nous, le développement, ce s’adonner à ses activités en toute quiétude », lance-t-il. « Nous remercions le chef de l’État et l’Union européenne pour la réalisation de cette infrastructure», ajoute-t-il. La pratique du transport mixte (marchandises, bétail et passagers) jadis courante sur l’axe cède le pas à des modes de transport « civilisés » avec des voitures Berlines plus confortables. Les représentants de l’Etat, les autorités locales, les organisations de femmes, de jeunes, les transporteurs tous ont expriment leur satisfaction.
Certes, la construction de la route a permis d’améliorer substantiellement, les conditions de vie des populations mais, la médaille a son revers. Les accidents de la circulation sont devenus beaucoup plus fréquents sur la route. Depuis le début de l’année 2018, plus de 30 cas d’accidents auto et moto confondus ont été enregistré sur ce tronçon. La distraction au volant et l’excès de vitesse expliqueraient certains de ces sinistres d’autres sont dus à une défaillance technique des véhicules notamment la défectuosité du système de freinage, des pneus usés ou des phares abîmés.

 

Copyright © 2018 Ministère des infrastructures du Tchad. Tous droits réservés.