Route transsaharienne : le Comité de liaison évalue l’état d’avancement des travaux

La capitale algérienne a abrité du 23 au 24 mai dernier, la 66ème session du Comité de liaison de la route Transsaharienne CLRT, en présence des représentants des pays membres du Comité que sont l’Algérie, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Tchad et la Tunisie et des représentants du NEPAD, de la BAD et de la BADEA. Cette réunion à laquelle a pris part le Directeur Général des Routes du Ministère des Infrastructures et du Désenclavement, M. Kiloné Ndilébaye, a été l’occasion pour le Comité de faire le point de la situation de l'état d'avancement des travaux de ce mégaprojet dans chacun des pays.                                                                                                          Ainsi, l’on retient que des progrès significatifs ont été accomplis sur la voie de sa réalisation.

Sur un total de 9500 Km programmés, plus de 8 000 Km sont réalisés en dépit de difficultés financières et sécuritaire que rencontrent certains pays de la région.

 

 

A ce jour, l’Algérie qui préside le CLRT, a quasiment terminé la réalisation de son tronçon qui va d’Alger jusqu’à la frontière nigérienne sur environ 2415 km, il ne reste qu’un segment d’environ 200 km sur l’axe Tamanrasset-frontières maliennes et un second de 8 km pour atteindre la borne frontalière nigérienne.
La Tunisie et le Nigeria ont parachevé la totalité des tronçons traversant leurs territoires.
Au Tchad, sur les 566 kms à réaliser, 150 Km sont déjà revêtus, 463 kms sont en exécution ou en voie de démarrage et 53 kms entre Liwa et Rig-Rig attendent les financements.
Au Niger sur les 1.600 kms prévus, un tronçon de 200 kms restant est actuellement en construction, alors que le Mali a réalisé 1.236 km de route bitumée sur un programme prévoyant le revêtement de 1.974 km.
Au cours de ces assises, le Comité de liaison de la route transsaharienne a présenté à la Banque Africaine de Développement une requête en vue du financement d’un plan de développement de la zone de la RTS à l’horizon 2030. La Banque a relevé la pertinence de l’approche en terme de vision d’intégration régionale, d’expansion des marchés, de développement inclusif, de réduction de la pauvreté et de résilience des populations dans la zone concernée. La banque s’est engagée à rechercher les financements requis pour cette importante étude, soit sur les ressources du fonds Africain de développement, soit au travers des fonds fiduciaires gérés en son sein.
Entamée depuis 1970, la route transsaharienne (RTS), par-delà les échanges culturels et humains qu’elle favorise, a une dimension essentiellement économique. Elle vise à désenclaver les vastes régions sahariennes et à faciliter les échanges commerciaux en établissant une liaison entre les pays du Maghreb et les pays sud du Sahara. Au final, Il s’agit d’intégrer les économies des pays africains et de créer autour de cette route une grande zone économique.

 

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